De l’ONU à l’Iran : Il faut mettre fin aux violations des droits de l’homme contre les bahá’ís
António Guterres, le secrétaire général des Nations unies, s’adressant à l’Assemblée générale lors d’une récente session. (Crédit photo NU/ Cia Pk)

De l’ONU à l’Iran : Il faut mettre fin aux violations des droits de l’homme contre les bahá’ís

Une fois de plus, le Canada a été le principal parrain d’une résolution des Nations unies qui a condamné l’Iran pour ses incessantes violations des droits humains. Un comité de l’Assemblée générale des Nations unies a exprimé sa profonde préoccupation face aux attaques continues de ce pays envers les minorités religieuses, y compris envers les bahá’ís.

La Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté aujourd’hui une résolution dans laquelle elle exprime sa vive préoccupation face aux attaques continues de l’Iran contre les minorités religieuses, y compris les bahá’ís.
La Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté aujourd’hui, avec 84 voix pour, 30 voix contre et 66 abstentions, une résolution dans laquelle elle exprime sa grave préoccupation devant la poursuite des attaques de l’Iran contre les minorités religieuses, y compris les bahá’ís.

À l’issue d’un vote de la Troisième Commission de l’Assemblée générale, cette résolution a été adoptée aujourd’hui avec 84 voix pour, 30 voix contre et 66 abstentions.

La résolution de six pages déclare « être gravement préoccupée par les limitations et restrictions de plus en plus graves frappant le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction… envers les personnes appartenant à des minorités religieuses reconnues ou non… dont des personnes de confession bahá’íe ».

Cette résolution fait suite à deux rapports récents sur l’Iran. Javaid Rehman, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran, a déclaré dans son rapport du mois de juillet que « au cours des 40 dernières années, les bahá’ís, considérés comme la principale minorité religieuse non-musulmane et non reconnue en République islamique d’Iran, … ont subi les pires formes de répression, de persécution et de victimisation ». En outre, dans un rapport daté de septembre sur l’Iran, le secrétaire général a formulé la recommandation suivante : « Le secrétaire général exhorte le Gouvernement à garantir la protection des minorités, des groupes et des individus ainsi que de faire respecter et de mettre en œuvre une législation qui les protège. »

Pendant ce temps, à Genève, lors de la 34e session de l’Examen périodique universel, un grand nombre de pays ont critiqué l’Iran pour sa violation des droits des minorités religieuses, ce qui a conduit à six recommandations qui font spécifiquement référence aux bahá’ís.

« Nous nous félicitons de cette résolution et de sa condamnation des violations flagrantes des droits de l’homme par l’Iran », a déclaré Bani Dugal, la représentante principale de la Communauté internationale bahá’íe auprès de l’Organisation des Nations unies.

« L’adoption de cette résolution envoie un message fort aux autorités iraniennes, à savoir que la communauté internationale prend bien en compte les violations répétées contre les bahá’ís et les autres minorités religieuses, et la discrimination et le harcèlement persistants à l’égard de tout groupe minoritaire religieux pour la simple pratique de leur foi ne seront pas tolérés. »

Cette résolution sera confirmée en session plénière de l’Assemblée générale au mois de décembre.

Cet article a d’abord paru sur le site du Baha’i World News Service.