Des compositions du monde entier présentées à l’occasion d’une inspirante célébration musicale.

Des compositions du monde entier présentées à l’occasion d’une inspirante célébration musicale.

Le 23 novembre, le Lyric Theatre du Meridian Arts Centre de Toronto a accueilli environ 500 invités pour une soirée émouvante de compositions musicales remarquables qui ont souligné le bicentenaire de la naissance du Báb.

Le concert a été organisé par l’initiative de l’aube [The Dawn Initiative], un groupe d’amis bahá’ís qui ont reçu une subvention du Conseil des arts de l’Ontario pour inviter des compositions musicales de partout dans le monde, qui reflètent l’unité de l’humanité. Ce concept est au cœur de la foi bahá’íe, il a servi de thème principal à la commémoration.

Les organisateurs ont demandé : « Comment pouvons-nous nous élever au-dessus de l’oppression et de l’injustice dans le monde, et plutôt célébrer l’unité de l’humanité ? Ils ont invité des compositeurs du monde entier à écrire une œuvre originale inspirée du thème “Célébration de l’unité de l’humanité”. Ils ont reçu 109 propositions provenant de 35 pays, dont six ont été sélectionnées et récompensées par un jury composé de musiciens de renommée internationale.

« Voici un programme de musique, de beauté, d’amour, de sacrifice qui vous est offert par des gens [du monde entier] », a commenté Jack Lenz, un compositeur canadien qui a écrit de la musique pour le cinéma, la télévision et le théâtre.

« Les artistes sont les yeux et les oreilles de l’humanité, ils sont le moyen par lequel nous entendons et voyons la beauté, et entendons et voyons l’unité », poursuivait M. Lenz. Ses vibrations d’air se déplacent sur notre tympan et nous ressentons quelque chose que nous n’avons peut-être jamais ressenti auparavant, ou encore des souvenirs nous reviennent et nous motivent à faire quelque chose de merveilleux dans ce monde. »

Les compositions jouées au concert étaient : « Zenitation » (Siavash Kaveh) ; « Le monde a besoin de paix » (Lena Orsa) ; « Je voudrais créer un monde… » (Norbert Palej) ; « Un simple secret » (Kevin Lau) ; « Surcroissance » (Sergei Kofman) ; « Anaktoria » (Christos Hatzis) ; « Craob-Aibneaca » (Aran Corcoran) ; « Maku » (Parisa Sabet).

M. Kofman, un compositeur de 23 ans, a assisté au concert en personne et a présenté sa pièce en disant :  « Dans cette composition, les instruments forment un jardin de sons où ils jouent divers rôles dans le jardin et vous les entendrez se lever, tomber et se lever à nouveau alors qu’ils luttent pour atteindre le soleil. Pour moi, cela signifie que l’humanité est aussi un grand jardin plein de fragilité, de résilience et de traits uniques qui font de nous tous ce que nous sommes. »

Une autre pièce a été présentée par vidéo par Mme Orsa, qui a dit : « Ma composition pour piano a été inspirée par mon voyage à Grozny où j’ai parlé à des gens qui ont survécu à plusieurs guerres. Ma musique en parle, disant “arrêtez les horreurs de la guerre, tout peut se résoudre pacifiquement”. [Il faut] nous entendre et nous comprendre, nous soutenir et coopérer. La guerre divise, la paix et la musique créent des ponts. »