La directrice chargée de la promotion des femmes au sein de la communauté bahá’íe du Canada, accompagnée de deux jeunes filles bahá’íes, s’apprête à participer à la session de cette année de la Commission de la condition de la femme.
La Commission de la condition de la femme, qui est l’instance principale des Nations Unies vouée à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, examine chaque année des enjeux identifiés lors de la quatrième conférence mondiale sur les femmes, tenue à Pékin en 1995. Cette année, elle se penche sur l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence envers les filles.
Deux jeunes filles bahá’íes du Canada, l’une des Îles de la Madeleine au Québec et l’autre de Westbank en Colombie-Britannique, accompagneront la directrice du bureau de promotion des femmes, Élizabeth Wright, en tant que déléguées bahá’íes canadiennes à la Commission. Cette dernière se tiendra au siège des Nations unies à New York.
Des centaines de jeunes filles du monde entier se réuniront pour discuter des stratégies visant à mettre fin à la violence envers les filles et les femmes.
« Avec le Programme d’action de Pékin, la résolution 1325 et la CEDAW [Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes], l’ONU dispose de plusieurs instruments pour lutter contre la violence à l’égard des femmes », affirme Mme Wright. « Et pourtant, nous constatons aujourd’hui une recrudescence de cette violence. Le défi consiste donc à déterminer comment mettre en œuvre ces instruments juridiquement contraignants au niveau international. »
Dans son étude du 9 octobre 2006 sur cette question, le secrétaire général de l’ONU remarque que la traite des êtres humains, la violence domestique et les crimes « d’honneur » comptent parmi les formes les plus graves de violence à l’égard des femmes observées à l’échelle mondiale.
Dans cette étude, le secrétaire général met en partie sur le compte des dirigeants religieux la responsabilité d’assurer le respect des droits fondamentaux et inaliénables des femmes : « L’émergence, dans de nombreux endroits, d’un retour de bâton contre les progrès réalisés en matière de condition féminine a rendu plus difficile le changement des attitudes socioculturelles qui perpétuent l’impunité face à la violence à l’égard des femmes », selon l’étude. « Dans certains contextes, des forces politiques organisées, y compris différentes formes de “fondamentalismes” culturels ou religieux, ont exercé des pressions sur les gouvernements pour qu’ils reviennent sur les avancées en matière de droits des femmes. Les acquis obtenus par les femmes ont été érodés ou sont menacés dans certains pays du monde. »
Au début de 2006, la Communauté internationale bahá’íe avait soumis une déclaration aux Nations unies proposant des moyens pour que l’organisation puisse tirer parti des instruments dont elle dispose. Cette déclaration souligne que « pour honorer ses nombreux engagements, la communauté internationale doit accroître considérablement le pouvoir, l’autorité et les ressources consacrés aux droits fondamentaux des femmes, à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes ».
La Commission de la condition féminine débutera sa 51e session le 26 février et se poursuivra pendant une quinzaine de jours. Il s’agira de la dixième année consécutive où la Communauté bahá’íe du Canada sera présente lors de ces travaux.
Examinez la déclaration de la Communauté internationale bahá’íe intitulée « Au-delà des réformes juridiques ».
Pour plus de détails, veuillez consulter le site web de la Commission de la condition de la femme.
Lisez l’Étude approfondie sur toutes les formes de violence à l’égard des femmes du secrétaire général des Nations unies.