Deux jeunes filles bahá’íes canadiennes ont participé à la Commission de la condition de la femme des Nations unies en compagnie d’environ deux cents autres jeunes du monde entier. Elles y ont étudié la question de l’égalité des sexes.
Sophie Turbide, qui vient des Îles de la Madeleine, au Québec, et Jasmine Aleck, de Westbank, en Colombie-Britannique, figuraient parmi les onze autres jeunes filles bahá’íes venues de diverses régions du monde, telles que l’Alaska, le Brésil, l’Inde, l’Italie et la Tanzanie, pour participer à la réunion de la Commission, qui s’est tenue du 26 février au 9 mars 2007.
Pour ces jeunes filles, discuter avec des jeunes du monde entier qui partagent leur intérêt pour l’avancement des femmes a été une expérience tout aussi mémorable que de participer à un échange international sur ce sujet.
« L’un des meilleurs moments a été de rencontrer toutes ces jeunes filles », se remémore Jasmine Aleck, de retour chez elle la semaine dernière après la Commission. « Nous parlions des problèmes dans leurs pays et de ceux de notre pays, et du fait que beaucoup d’entre eux sont identiques. »
L’invitation que la Commission a lancée aux jeunes filles du monde entier était opportune, car le sujet de la réunion cette année était « L’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des filles ».
La plupart des soirs, pendant ces deux semaines, les jeunes se réunissaient pour des réunions de groupe organisées dans une tente spécialement aménagée juste à l’extérieur du siège des Nations unies. Les jeunes femmes y partageaient leurs perspectives sur le projet de résolution qui était actuellement débattu lors de la session plénière. Leurs idées ont ensuite été incorporées dans les versions ultérieures du projet.
L’une des conclusions les plus significatives que Aleck a tirées de la rencontre des jeunes femmes portait sur le sous-thème de la séance : « le rôle des hommes et des garçons dans la réalisation de l’égalité des sexes ».
« Nous avons décidé que l’éducation était la chose la plus importante », explique Aleck. « On ne peut pas mettre fin à la violence à l’égard des filles si les hommes et les garçons ne pensent pas qu’ils doivent le faire. Il faut les sensibiliser à cette question. »
La présence remarquable de la communauté bahá’íe au sein de la Commission est manifeste. En effet, 52 délégués adultes originaires de 27 nations différentes et 11 jeunes filles sur environ 200 témoignent de l’importance que la foi bahá’íe accorde à cette question.
’Abdu’l-Bahá a affirmé, en tant que chef de la Foi après le décès de Bahá’u’lláh : « Tant que la réalité de l’égalité entre l’homme et la femme ne sera pas pleinement établie et atteinte, le développement social le plus élevé de l’humanité ne sera pas possible. »
Lisez la déclaration de la Communauté internationale bahá’íe sur la violence à l’égard des femmes intitulée « Au-delà des réformes juridiques ».
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, visitez le site web de la Commission de la condition de la femme.