La Communauté de pratique réfléchit à la question d’une culture de collaboration

La Communauté de pratique réfléchit à la question d’une culture de collaboration

« Certains aspects de ce secteur sont conçus pour être compétitifs ; comment évoluer vers une culture de collaboration ? » Telle était la question posée par Cyril Cromwell, gestionnaire de l’apprentissage et du développement pour le Youth Research and Evaluation Exchange (YouthREX), une entité provinciale basée à l’Université York.

Il animait une conversation entre les praticiens et les décideurs qui participaient à la troisième rencontre de la Communauté de pratique sur lemploi des jeunes, tenue au Centre baháí de Toronto le 19novembre 2019. 

La Communauté de pratique est un partenariat entre le Bureau des affaires publiques de la communauté baháíe du Canada et YouthREX, et il sagissait de la dernière rencontre dune série qui a examiné les obstacles à lemploi des jeunes et le pouvoir du mentorat des jeunes. Les idées recueillies lors des rencontres précédentes ont été consignées dans des notes de réflexion intitulées: «Un premier tremplin: Sattaquer aux obstacles à lemploi des jeunes» et «Une culture de soutien mutuel: Caractéristiques des relations de mentorat des jeunes». Une série de vidéos présentait également un certain nombre de personnes participant à ces conversations. Ces documents ont été étudiés et discutés par les participants au début de la journée. 

Lors de la dernière réunion de la Communauté de pratique, les participants se sont concentrés sur la création dun programme de transformation dans ce domaine. Au cours de la journée, les thèmes du partenariat, du soutien mutuel et des nouveaux modèles dévaluation sont devenus les principaux sujets de discussion. 

« Afin davoir un véritable partenariat, nous devons définir des valeurs fondamentales qui informent la collaboration », a déclaré Leticia Rose, coordinatrice des partenariats pour MLSE Launch Pad. « Ces valeurs éclairent ensuite la prise de décision et le processus continu. Par exemple, nous devons nous mettre daccord sur la création dune culture qui place les jeunes au centre de lorganisation. » 

Likwa Nkala, directrice du développement économique et de lemploi des locataires chez Toronto Community Housing, a ajouté quune plus grande collaboration au sein du secteur est nécessaire pour mieux servir les jeunes. Les économies locales peuvent changer rapidement et les jeunes doivent participer aux conversations avec les conseils scolaires, les employeurs et les organismes de services sociaux dans le cadre de la planification des effectifs. 

Les écoles ont également un rôle à jouer, a souligné MmeRose. « Nous devons mettre en contact des jeunes de divers horizons avec des modèles de rôle et les exposer à des espaces de travail variés qui élargissent leur perspective de ce quil est possible de faire. » 

Dans cette optique, elle a aussi fait remarquer que les employeurs ont également la responsabilité daider les jeunes employés à franchir la prochaine étape au-delà des postes de premier échelon. Pour ce faire, il faut mettre laccent sur lacquisition de compétences en milieu de travail. 

Dautres participants à la réunion ont discuté de la façon dont cette vision de la collaboration intersectorielle pourrait prendre forme. Ils ont souligné le rôle précieux joué par les organismes rassembleurs qui peuvent rassembler les gens pour réfléchir à leur expérience, établir des relations et jeter les bases dune collaboration future. 

«On dit souvent quil existe une culture de concurrence dans ce secteur, mais nous pouvons voir dans des espaces comme celui-ci que nous construisons déjà une culture de collaboration. La question nest pas de savoir comment construire quelque chose de nouveau, mais comment étendre cette culture transformatrice dans les autres espaces où nous travaillons », a expliqué M.Cromwell. 

Lobjectif de la Communauté de pratique a été de créer un espace de dialogue, de réflexion et dapprentissage pour une variété dorganisations travaillant à améliorer les résultats demploi des jeunes. Au cours de trois réunions, près de 100 personnes ont participé à létude, à lapprentissage et à la discussion, ce qui a permis de mieux comprendre le rôle des jeunes dans la société et nos aspirations collectives pour leur bien-être et leur prospérité future.