En avril 2023, l’annonce de la construction d’une maison d’adoration bahá’íe nationale pour le Canada à Markham, en Ontario, sur un terrain acquis à cette fin il y a plusieurs décennies, a suscité un grand enthousiasme dans tout le pays. Tandis que le projet est encore au stade de la sélection du design, des individus, des familles et des communautés sont déjà attirés par le site, réfléchissant ensemble à la signification d’une maison d’adoration nationale et à la manière dont les idéaux spirituels qu’elle incarne trouveront leur expression au service de la société canadienne.
Les maisons d’adoration bahá’íes (aussi appelées temples) sont des lieux sacrés ouverts à tous, indépendamment de leur origine ou de leurs croyances, offrant une atmosphère propice à la prière et à la méditation, marquée par l’unité et la paix. Elles incarnent la conception bahá’íe de l’unité de l’humanité et de l’indissociabilité de l’adoration et du service. L’élévation intérieure, favorisée par la prière et la contemplation, s’exprime alors dans les efforts pour contribuer au bien-être et au progrès des autres.
Avant même sa construction, la future maison d’adoration du Canada inspire des actes de service et favorise un sentiment d’unité entre les communautés à travers le pays. Cela se manifeste par des initiatives bénévoles centrées sur le site du temple. Un jeune de 16 ans, originaire de Kamouraska, au Québec, a répondu avec enthousiasme à un appel aux volontaires et a fait un trajet d’environ 10 heures avec son père et deux amis pour aider à la préparation du site. Pendant trois jours, ils se sont attelés à l’enlèvement des arbres tombés et des résidus ligneux du sol forestier, contribuant ainsi à l’entretien du terrain et à la mise en place de la zone pour accueillir les visiteurs.
En réfléchissant à cette expérience, Alie Gagnon-Dahl, de Lévis au Québec, a souligné l’importance de participer dès le début. « C’est très significatif pour moi qu’il y ait une maison d’adoration pour le Canada, a-t-elle déclaré. C’est un grand privilège de pouvoir participer à ce processus. Un jour, je pourrai dire à mes enfants que je suis venue ici. »
Depuis, le site a accueilli un nombre croissant de visiteurs. Plus de 65 membres de la communauté bahá’íe de Stratford, en Ontario, se sont rendus à Markham un matin glacial de novembre pour participer à une journée d’activités collectives. La rencontre s’est conclue par une réunion de tous les participants, de tous âges, depuis les nouveaux-nés jusqu’aux aînés, sur le site du temple situé en pleine forêt. Tous ont uni leurs cœurs en prière et en chant.
Tout au long de la journée, les participants ont pris part à diverses activités artistiques, à de l’étude et à des consultations. Ensemble, ils ont réfléchi sur la signification du futur temple national et son lien avec les actes de service qui se déroulent dans les communautés à travers le pays. Jamila Moshtael, qui a contribué à l’organisation du volet étude lors de la visite de Stratford, souligne : « les citations que nous avons étudiées ensemble, ainsi que la prière sur le site du temple, ont approfondi notre compréhension du lien entre les efforts de renforcement communautaire déployés dans nos quartiers et le concept de culte et de service qui est au cœur d’une maison d’adoration ». Elle a souligné que cette visite « a renforcé les liens d’unité au sein de la communauté, laissant à chacun une inspiration et une énergie nouvelles ».
Les Écrits bahá’ís décrivent les maisons d’adoration comme des structures matérielles qui exercent une profonde influence spirituelle, forgeant « entre les cœurs des liens d’unité ». Comme le montrent ces premières expériences, dès le départ, l’idée d’une maison d’adoration bahá’íe nationale pour le Canada a déjà suscité réflexion, service et objectif collectif. Cette influence ne fera que croître au fil du déroulement du projet.