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Le Canada joue un rôle central dans la résolution de l’ONU condamnant le bilan de l’Iran en matière de droits de la personne

Le Canada joue un rôle central dans la résolution de l’ONU condamnant le bilan de l’Iran en matière de droits de la personne

Le gouvernement du Canada a encore une fois cette année joué un rôle central aux Nations unies, en proposant de concert avec 41 autres pays une résolution demandant que l’Organisation des Nations Unies condamne l’Iran pour ses violations des droits de la personne. Le Canada joue un rôle de chef de file depuis 2002, en prenant l’initiative pour que l’Assemblée générale des Nations Unies adopte de telles résolutions.

Mercredi dernier, le ministre canadien des Affaires étrangères, M. Stéphane Dion, a déclaré que « L’adoption de cette résolution par 85 états membres montre que le Canada et la communauté internationale continuent de s’inquiéter vivement du manque de respect de la part de l’Iran des droits fondamentaux de tous ses citoyens. Le Canada demande au gouvernement de l’Iran de respecter ses obligations en matière de droits de la personne. » [traduction]

Le Baha’i World News Service a aussi publié hier un communiqué de presse.

Nations unies, le 16 novembre 2016 (BWNS) — Hier, l’ONU a exprimé ses graves inquiétudes au sujet des limites graves imposées au droit de liberté de religion et de croyance en Iran, et particulièrement au sujet de la persécution des bahá’ís, qui se poursuit en Iran.

La réprimande, qui est la 29e depuis 1985, a été faite dans une résolution annuelle au sujet des droits de la personne en Iran. Cette résolution a été adoptée par la Troisième Commission de l’Assemblée générale, par un vote de 85 voix favorables, 35 voix opposées et 63 abstentions.

Le vote faisait suite à la publication du rapport du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans lequel il affirme que « les bahá’ís constituent la minorité religieuse la plus persécutée en Iran ».

De plus, la Communauté internationale bahá’íe a publié le 25 octobre dernier un nouveau rapport sur la persécution des bahá’ís en Iran.

La résolution adoptée hier s’inquiète aussi du taux « extrêmement élevé » de cas de peine capitale, du fait qu’ils sont communs et qu’on utilise systématiquement les détentions arbitraires, la persécution d’adversaires politiques de défenseurs des droits fondamentaux, de journalistes et de défenseurs des droits de la femme et des minorités.

« Alors que l’Iran cherche à normaliser ses relations avec le reste du monde, l’adoption de cette résolution montre que la communauté internationale croit toujours que la situation des droits de la personne en Iran continue d’être une question qui mérite beaucoup notre attention », a expliqué Bani Dugal, représentante principale de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations Unies.

« Dans le cas des bahá’ís iraniens, les choses se sont certainement empirées. Entre autres choses, le gouvernement a changé ses tactiques pour adopter des formes de persécutions plus subtiles et plus difficiles à quantifier, prenant une forme économique ou scolaire, dont le but est de rendre plus difficile la consignation des cas de persécution. »

« L’étouffement économique devient aussi plus répandu. Il y a à peine deux semaines, par exemple, le gouvernement fermait plus de 100 entreprises commerciales partout dans le pays, après que leurs propriétaires eurent fermé leur commerce pour observer des jours saints bahá’ís. Cela reflète un des nombreux aspects d’une discrimination économique grave, dont il a été question dans une lettre récente adressée au président Hassan Rouhani » explique Mme Dugal.

Elle a aussi fait remarquer que le gouvernement continue d’arrêter et d’emprisonner des bahá’ís et bloque l’accès aux universités aux jeunes bahá’ís.

« De façon générale, le programme du gouvernement contre les bahá’ís constitue un effort hautement coordonné pour détruire cette communauté en tant qu’entité viable », a-t-elle dit.

La résolution exigeait aussi que l’Iran coopère pleinement avec le rapporteur spécial sur la situation des droits de la personne en Iran, qui a demandé à plusieurs reprises et en vain de pouvoir se rendre en Iran. Ahmed Shaheed, qui était rapporteur spécial sur les droits de la personne en Iran jusqu’au 31 octobre dernier, a publié, en septembre, un rapport qui mentionne l’intense campagne de propagande anti-bahá’íe menée par le gouvernement, ainsi que le fait que les bahá’ís continuent d’être incarcérés et de faire l’objet d’une discrimination économique.

La résolution a été présentée par le Canada et a été coparrainée par 41 pays.