Le Canada présente une résolution sur l’Iran aux Nations Unies

Le Canada présente une résolution sur l’Iran aux Nations Unies

Le Canada présentera plus tard cette semaine à l’ONU une résolution, déposée jeudi dernier, condamnant l’Iran pour ses violations des droits de la personne. Il s’agit de la sixième résolution déposée par le Canada à l’ONU depuis 2003. Chaque année, la résolution a été adoptée par un vote des membres de l’Assemblée générale qui ont été nombreux à vouloir la co-parrainer, comme ce fut le cas pour l’Union européenne.

La semaine dernière, le ministre canadien des Affaires étrangères, M. Lawrence Cannon, a affirmé à la Chambre des communes que le « comportement indécent » de l’Iran « en matière de droits de la personne » devait être condamné par le monde.

Selon des rapports du journaliste canadien Steven Edwards, cette année, la résolution, qui se sert d’un langage plus énergique que les années précédentes, demande aux Nations Unies de charger des investigateurs spéciaux d’examiner la situation des droits de la personne en Iran. M. Edwards indique aussi que la présidence de l’Union européenne, qui revient présentement à la Suède, ainsi que des représentants de la Norvège avaient collaboré avec le Canada pour rédiger le texte de la résolution.

Cette résolution suit des résolutions semblables, attirant l’attention sur la situation des droits de la personne en Iran, adoptées ce mois dernier par le Parlement européen et la Chambre des représentants des États-Unis. (veuillez consulter : http://www.bahai.us/House_Res_passes et http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+P7-RC-2009-0104+0+DOC+XML+V0//FR.)

Chacune de ces six dernières années, le Canada a soumis une résolution condamnant à l’Assemblée générale des Nations Unies le comportement de l’Iran en matière des droits de la personne. Après qu’un certain nombre de pays se sont joints au Canada pour parrainer conjointement la résolution, et après un débat intense, elle a chaque année été adoptée, en obtenant un vote majoritaire des pays membres de l’ONU.

Parmi toutes les causes d’inquiétude mentionnées, la résolution attire l’attention sur la persécution de la communauté bahá’íe d’Iran, y compris la détention des sept dirigeants bahá’ís, qui se poursuit « sans qu’ils aient accès à un avocat de manière adéquate ou opportune. [traduction] » En contravention aux normes du droit international, les prisonniers, qui sont accusés « d’espionnage pour le compte d’Israël et d’insulte au caractère sacré [de l’islam] », sont gardés, dans un statut juridique indéterminé.

En mars dernier, le Parlement canadien avait adopté une motion multipartite condamnant la persécution des bahá’ís par l’Iran et le ministre des Affaires étrangères avait en mai fait une déclaration dans laquelle il exigeait que l’Iran libère les prisonniers bahá’ís.

Selon la résolution devant être soumise au vote, l’utilisation de la torture, les exécutions extra-juridiques, la suppression de la liberté d’expression, les détentions arbitraires, les disparitions et la persécution des défenseurs des droits de la personne, sont quelques-unes des questions qui doivent faire l’objet d’une investigation. La résolution souligne aussi que l’Iran « n’a satisfait aucune des demandes faites ces quatre dernières années par les instruments spéciaux de l’ONU pour pouvoir visiter le pays » afin de pouvoir investiguer sa réputation dans le domaine des droits de la personne. L’Iran a ignoré « de multiples communications ».