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Le groupe interreligieux parlementaire multipartite examine la dimension morale du changement climatique

Le groupe interreligieux parlementaire multipartite examine la dimension morale du changement climatique

« Nous sommes à un moment de péril, mais… nous sommes aussi à un moment très prometteur », a déclaré la députée Elizabeth May.

Elle s’exprimait en tant que présidente d’une conférence organisée par le Caucus interconfessionnel parlementaire multipartite, un groupe lancé en juin 2021 avec le soutien de la Conversation interconfessionnelle canadienne et du Bureau des affaires publiques de la Communauté bahá’íe du Canada. L’objectif du Caucus interconfessionnel multipartite est de promouvoir le dialogue entre les parlementaires et les représentants et membres des communautés confessionnelles du Canada sur des sujets d’intérêt et de préoccupation communs.

Cette conférence virtuelle récente était intitulée « La dimension morale du changement climatique » et elle invitait un éventail d’intervenants à réfléchir aux valeurs qui devraient inspirer la politique climatique et à envisager la manière de surmonter les clivages politiques dans la recherche de solutions. Plus de 130 participants ont pris part au dialogue avec des intervenants experts et des parlementaires.

« Nous ne sommes pas seuls », a déclaré l’archevêque Mark MacDonald de l’Église anglicane du Canada. « Nous sommes ensemble. C’est ainsi que nous avons été créés. Il est important que les groupes confessionnels réintroduisent cette façon de penser à notre relation avec l’ensemble de la création. »

L’archevêque MacDonald a invité le public à réfléchir à l’interdépendance qui existe entre les êtres humains et leur environnement naturel, un thème qui a été repris pendant toute la conférence.

Un autre intervenant, Bhaskar Goswami, a présenté une perspective inspirée des enseignements bouddhistes. Il a fait observer que la dégradation de l’environnement naturel a des sources spirituelles : une production et une consommation non réfléchies. « La dimension morale est la seule dimension », a-t-il conclu. « C’est la cause, et ce qui en découle est l’effet ».

Tzeporah Berman, directrice des programmes internationaux de Stand.earth, a réfléchi à l’impératif moral de relever le défi du changement climatique. Elle a déclaré que la conférence l’avait amenée à réfléchir plus profondément à la question des valeurs et à la raison pour laquelle elle avait commencé à travailler dans le domaine des questions climatiques. « Le sentiment qui me guide », a-t-elle dit, « est que chaque tonne de carbone qui ne va pas dans l’atmosphère sauvera des vies. »

Le quatrième orateur de la conférence, Levi Minderhoud de l’Association pour l’action politique réformée, a affirmé la valeur intrinsèque de l’environnement et a encouragé l’auditoire à considérer le rôle unique des êtres humains dans le domaine de la création. Les êtres humains font partie du monde naturel, mais ne sont pas identiques à lui, a-t-il déclaré. Par conséquent, nous devons réfléchir à la manière d’évaluer correctement les choses afin de bien gérer l’environnement.

Les remarques des panélistes ont été suivies de questions et de commentaires des membres du comité exécutif du  Caucus interconfessionnel parlementaire multipartite. S’inspirant des questions de l’auditoire, le député Garnett Genuis a demandé aux panélistes de faire le lien entre leur sentiment d’émerveillement face au monde naturel et leur sens des responsabilités pour s’attaquer aux causes du changement climatique. Le député Daniel Blaikie a ajouté : « La foi peut nous aider à avoir une perspective différente sur le climat, à ne pas le voir uniquement en termes conséquentialistes. L’émerveillement peut nous aider à sentir que nous appartenons au monde et que nous sommes connectés à lui, et il peut aider les gens à avoir des sentiments plus forts sur le monde. »

M. Blaikie a poursuivi en disant que la foi peut également nous rappeler le besoin d’être humbles. « Si la technologie est une chose formidable, elle ne sera pas la réponse à tous nos problèmes. Les traditions religieuses nous rappellent à l’humilité et au besoin de connexion avec le monde extérieur. »

L’événement s’est clôturé par les réflexions du député Sameer Zuberi, qui a fait observer que « nous sommes tous des artisans du changement et nous avons tous une portée sur les milieux qui nous entourent, qu’il s’agisse de nos foyers, de nos familles, de nos amis ou de notre environnement. »