Les bahá’ís applaudissent le rapport sur la nouvelle politique jeunesse de l’Ontario

Les bahá’ís applaudissent le rapport sur la nouvelle politique jeunesse de l’Ontario

Les actions visant à contrer une myriade de problèmes sociaux, qu’il s’agisse de l’intimidation, de l’utilisation des armes ou de la pauvreté, doivent s’appuyer sur le principe que « les enfants et les jeunes sont la responsabilité de la société ; ils sont la promesse et la garantie de notre avenir ».

C’est ce que propose la Communauté bahá’íe en réponse au nouveau rapport présenté par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse : « D’un stade à l’autre : une ressource sur le développement des jeunes ». Le document a été préparé en consultation avec des chercheurs, des jeunes, des responsables communautaires et des fournisseurs de services, partout en Ontario,« afin de servir de guide pour élaborer et fournir des services et des dispositifs de soutien de qualité supérieure pour la jeunesse dans l’ensemble de la province ».

Pour lire la déclaration complète de la Communauté bahá’íe du Canada, veuillez consulter le document ci-joint.

La recherche sur laquelle se base le rapport inclut des dialogues féconds avec des jeunes de toute la province lors de rencontres et d’une enquête sur Internet. Le document s’efforce d’intégrer les concepts liés à la formation du caractère et au raisonnement moral, et tient compte des dimensions morales et spirituelles des jeunes.

Ce rapport est rendu public au moment où une attention accrue est accordée au rôle des jeunes et des services à la jeunesse en Ontario, notamment à la suite de la vague de violence armée à Toronto. Les dirigeants municipaux, provinciaux et fédéraux essaient actuellement de mettre en place des mesures visant à restreindre l’influence des bandes organisées dans les villes canadiennes et à créer de nouvelles perspectives favorisant le développement positif de la jeunesse.

La Communauté bahá’íe a offert un certain nombre de réflexions basées sur son expérience auprès des jeunes partout en Ontario. La proposition soumise par la Communauté bahá’íe applaudit la décision du Ministère de préparer un tel rapport et offre plusieurs commentaires qui s’inscrivent dans la poursuite de l’échange actuellement en cours sur le développement et l’autonomisation des jeunes.

Comment la jeunesse est-elle perçue ? La proposition offre d’abord des réflexions sur l’importance des attentes de la famille, des amis, des enseignants et de la communauté envers les jeunes. On s’accorde souvent, dans la société, pour décrire la jeunesse comme une période de rébellion, de frivolité, marquée par l’incapacité d’endosser des responsabilités sérieuses.

L’expérience vécue par la Communauté bahá’íe montre qu’en réalité « les jeunes ont une énorme capacité à défendre la cause de la justice, à promouvoir l’unité entre des groupes disparates, à prendre soin de l’environnement et à consacrer leurs énergies à aider les autres ».

Si l’on veut doter les jeunes des moyens nécessaires pour participer à l’amélioration de la société, il faut mettre en place un processus éducationnel qui les aide à réaliser leur véritable potentiel et à consacrer leur temps, leurs énergies et leurs talents au service d’autrui. Le soutien de conseillers et un groupe d’amis proches semblent jouer un rôle clé dans ce processus.

L’estime de soiLe rapport du Ministère s’appuie sur la littérature scientifique pour identifier les étapes principales du développement des jeunes dans les quatre domaines suivants : cognitif, émotionnel, social et physique. Tant l’environnement individuel que l’estime de soi et l’état d’esprit influent sur ces aspects du développement.

La réponse de la Communauté bahá’íe est d’approuver l’accent mis sur le caractère fondamental de l’estime de soi et de souligner l’importance d’éviter des discussions qui tentent de fragmenter la réalité en catégories qui opposent, par exemple, l’émotion à l’intellect. Les actions visant à promouvoir le développement de la jeunesse doivent s’assurer de prendre soin de l’ensemble de la personne, tout en évitant de transformer l’estime de soi en un individualisme extrême.

Une structure moraleLe rapport fait référence à l’importance de développer la capacité de raisonnement moral à chacune des trois étapes du développement (le début de l’adolescence, l’adolescence et le début de l’âge adulte).

La proposition de la Communauté bahá’íe renvoie à la création d’une « structure morale » qui permette aux jeunes de prendre de façon autonome des décisions concernant leur vie et leurs relations avec autrui. Cette structure morale est plus qu’un ensemble de règles ; elle se construit grâce à l’application de principes moraux tels que l’équité, l’honnêteté et l’intégrité. Une structure morale solide permet de prendre des décisions morales même si des inconvénients en résultent.

« D’un stade à l’autre : une ressource sur le développement des jeunes » est maintenant disponible en ligne sur le site Web du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse de l’Ontario.

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