Les bahá'ís célèbrent la naissance du Báb, le Héraut de la foi bahá'íe

Les bahá'ís célèbrent la naissance du Báb, le Héraut de la foi bahá'íe

Le 20 octobre prochain, les bahá’ís canadiens se rassembleront avec leurs voisins et amis pour célébrer le 193e anniversaire de la naissance du Báb le premier des deux enseignants divins qui ont fondé la foi bahá’íe.

L’objectif principal du message du Báb était de préparer l’humanité à la venue du Messager de Dieu qui allait lui succéder celui qui inaugurerait une nouvelle ère de paix et de prospérité internationales. Les bahá’ís considèrent Bahá’u’lláh comme ce Messager, le Promis, qui a annoncé sa mission en 1863.

Bien que le Báb n’ait vécu qu’un peu plus de 30 ans, ses enseignements ont provoqué un profond bouleversement social et spirituel dans le conservatisme religieux de la Perse du XIXe siècle.

Le Báb a appelé à la réforme spirituelle et morale de la société persane, élevant le statut des femmes et défendant la cause des pauvres. Ses enseignements promouvaient l’éducation et l’étude des sciences, ce qui apparaissait révolutionnaire dans une région du monde ayant résisté aux idées et technologies modernes.

Né Siyyid Ali Muhammad, le Báb (titre qui signifie « la porte ») a grandi au sein d’une famille de marchands de la classe moyenne, dans la ville perse de Shiraz. Il n’était encore qu’un enfant quand son père est décédé ; son oncle maternel a assumé la responsabilité de son éducation. Des témoignages sur les premières années de sa vie rapportent qu’il possédait une sagesse et des connaissances innées qui étonnaient et déconcertaient ses enseignants.

En 1844, alors qu’il n’était encore qu’un jeune homme, le Báb proclama qu’il était l’auteur d’une nouvelle révélation divine. Le progrès social et le renouveau spirituel, disait-il, sont fondés sur l’amour et la compassion, et non sur la force et la coercition. À mesure que ses enseignements se propageaient, les autorités civiles et religieuses de la Perse finirent par s’inquiéter du nombre sans cesse croissant de croyants en ses enseignements. Plus de vingt mille disciples du Báb, qu’on appelait bábís, furent exécutés. Le Báb lui-même fut finalement emprisonné et fusillé le 9 juillet 1850.

Ses restes ont plus tard été transportés sur le mont Carmel, à Haïfa en Israël, où un magnifique mausolée a été érigé. Ce mausolée, entouré de jardins exquis et des édifices qui constituent le Centre administratif et spirituel mondial de la foi bahá’íe, est aujourd’hui un lieu de pèlerinage pour les adeptes de cette religion.

La naissance du Báb est l’un des neuf jours saints que les bahá’ís du monde entier commémorent par des prières lors de célébrations auxquelles tous sont conviés.