Les bahá’ís de Montréal sont les hôtes conjoints d’une conférence sur les changements environnementaux et sociaux

Les 19, 20 et 21 septembre, un groupe diversifié de jeunes adultes s’est réuni au Centre bahá’í de Montréal et à la Maison de l’amitié – un centre communautaire appartenant aux mennonites et où plusieurs groupes locaux travaillent – pour assister à une conférence sur le « partage des connaissances » dans le but de transformer l’environnement physique, émotionnel et spirituel.

Plutôt que d’organiser une conférence des jeunes bahá’ís typique, Nika Khanjani a répondu à la demande de l’Assemblée spirituelle locale de Montréal. Elle s’est servie de la conférence pour tirer profit du potentiel de la communauté bahá’íe à titre de facilitatrice pour différentes personnes et organisations qui partagent les mêmes préoccupations sur le plan conceptuel – dans ce cas-ci, l’environnement. Elle a mis sur pied une équipe composée de leaders travaillant dans différents domaines liés au changement social à Montréal. En plus de sept mois, le groupe a établi une vision : générer un changement de conscience en vue d’accomplir des actions soutenues et d’assumer une plus grande responsabilité sociale.

La conférence a débuté le vendredi soir par un souper, suivi de la présentation du court métrage canadien classique « L’Homme qui plantait des arbres » de Frederic Back. Un groupe dynamique de jeunes adeptes du changement et d’éducateurs ont ensuite abordé la question suivante : comment une personne peut-elle prendre l’initiative et apporter un changement?

Au cours de la première journée complète de la conférence, l’Association d’études bahá’íes à l’Université Concordia a présenté un exposé sur la foi bahá’íe et l’environnement. Au moyen d’écrits de la foi bahá’íe et d’énoncés de la Communauté bahá’íe internationale, les présentateurs ont expliqué que la nature était quelque chose de sacré. Ils ont également souligné l’accent que mettent les écrits bahá’ís sur les problèmes spirituels qui sont à l’origine de la crise écologique actuelle.

Les multiples ateliers organisés le samedi étaient axés sur l’action et présentés de façon interactive. Ils portaient sur certaines pratiques, comme le compostage, le recyclage, les bâtiments écologiques, le marketing social, le yoga, la méditation, la naturopathie, la fouille de poubelles, le blogage, le flamenco, la poésie, le collage, la recherche d’emplois et l’organisation de visites guidées dans un quartier. Dans le cadre d’autres ateliers, les participants ont pu notamment produire des segments vidéo sur la conférence, créer des pochoirs pour une conception murale et préparer des campagnes médiatiques pour leurs causes respectives.

La grande variété de sujets couverts dans les ateliers étaient fondés sur une citation de Shoghi Effendi, le gardien de la foi bahá’íe de 1921 à 1957, avant l’élection de son conseil international : « Nous ne pouvons pas séparer le coeur humain de l’environnement qui lui est extérieur et dire qu’une fois que l’un ou l’autre aura changé, chaque chose sera améliorée. L’homme fait partie du monde. Sa vie intérieure façonne l’environnement et est elle-même profondément influencée par lui. »

Dans la soirée, les participants ont assisté à une exposition d’art et à une fête de quartier. Il y avait de la cuisine maison, du chocolat chaud, du cidre de pommes et un DJ jouait de la musique sur un balcon voisin.

La dernière journée s’est déroulée au Centre bahá’í, où les participants à la conférence, dont de nombreux nouveaux visages, ont pu assister à la réunion de prières hebdomadaire de la communauté. Après le brunch, le week-end s’est terminé par une consultation ouverte où tous ont eu l’occasion de réfléchir sur les leçons apprises et les connaissances acquises au cours de la conférence.

Montréal Shift sera désormais une conférence annuelle. Les participants peuvent également partager les leçons qu’ils ont tirées de leurs projets respectifs sur le blogue de Montréal Shift.