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Les bahá’ís de Victoria participent à un projet d’histoires

Les bahá’ís de Victoria participent à un projet d’histoires

À la fin février, les bahá’ís de Victoria (Colombie-Britannique) ainsi que d’autres groupes confessionnels de l’endroit ont pris part à un spectacle de conteurs et à un atelier organisés par l’Association interculturelle de Victoria (AIC).

Trois groupes confessionnels, les bahá’ís, les chrétiens et les sikhs, étaient invités pour la première fois à participer au programme. Dans le passé, l’AIC avait organisé un programme sous le thème Entremêlés – Vivre notre foi au moyen d’histoires [Interlaced: Living our Faith through Stories] s’adressant aux collectivités musulmanes, hindoues et juives. Des membres de ces confessions y avaient raconté des histoires personnelles pour montrer l’influence de la religion sur leur vie quotidienne et la vie de leur collectivité.

Les trois groupes qui avaient déjà participé au programme étaient présents à l’atelier et ont montré leurs talents de conteurs aux membres des trois nouveaux groupes. Ceux-ci ont eu l’occasion de développer leurs propres talents lors d’un atelier donné par deux animateurs compétents.

Le 16 février, une date choisie par les bahá’ís de Victoria, la foule s’est rassemblée au Pavillon Windsor. Dans un premier temps les conteurs musulmans, hindous et juifs ont raconté leurs histoires.

Assises par terre, jouant un jeu d’enfants originaire du Kenya, Karima et sa fille de dix ans Queeza, ont raconté une histoire intitulée Chez moi en Afrique, dans laquelle elles ont relaté qu’on avait enseigné bien des vertus à Karima, dans un centre musulman (un « Jamatkhana »). Andy Jani a raconté comment il avait reçu ses premières leçons sur le seigneur Ganesh quand il était enfant, et a parlé des leçons qu’il en avait tirées et qui lui ont servi toute sa vie. Arpita a parlé des odeurs et des sons des rituels de son enfance dont le souvenir a toujours eu pour effet de la ramener dans un espace mental de spiritualité.

Plusieurs des histoires qui ont touché les cœurs et qui ont permis aux participants de vivre une expérience de foi étaient celles qui évoquaient des souvenirs d’enfance. D’autres histoires ont porté sur l’expérience d’adultes pratiquant leur foi.

Après la séance d’histoires, des groupes de quatre ou cinq personnes ont participé à des ateliers. Elles ont eu l’occasion de raconter des histoires montrant comment leur foi avait influencé leur vie. Chaque petit groupe a demandé à un bahá’í de présenter une histoire devant l’ensemble des participants. Ils ont, tour à tour, raconté devant l’auditoire, comment l’un avait appris sur le partage à une école bahá’íe en Inde, comment un autre avait fortuitement rencontré des bahá’ís à diverses étapes de sa vie, comment un autre avait joué au soccer dans une équipe bahá’íe d’une réserve indienne du Canada, et comment une autre avait grandi « simple fille », jusqu’au jour où elle avait découvert le concept de l’égalité des hommes et des femmes, un des importants principes de la foi bahá’íe.

Plus tard, les animateurs ont fait ressortir les éléments qui avaient rendu les histoires si intéressantes – les émotions, les détails, les mouvements et l’authenticité. La rencontre a montré de façon concluante que nous avons tous une histoire, que nous avons aussi le pouvoir de nous exprimer et que nous avons tous à gagner en écoutant ou a racontant de telles histoires.