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Ridvan Reception

Ridvan Reception

La réunion a débuté par des discours sur la signification du Ridván. Il commémore la période de 1863 durant laquelle Bahá’u’lláh, le fondateur de la foi bahá’íe, a proclamé publiquement sa mission de promouvoir l’unité de l’humanité. Tout au long de la soirée, un thème dominant a été abordé : comment les communautés qui font face à une polarisation et une fragmentation accrues peuvent-elles cultiver des liens plus profonds et une collaboration accrue pour refléter leur humanité commune ?

« Le Canada est fortifié par les nombreuses collectivités confessionnelles qui contribuent à la vie de notre pays, et la communauté bahá’íe est depuis longtemps un exemple de service, de compassion et d’unité », a affirmé le député Michael Kram. « L’appartenance, la cohésion sociale et la communauté sont des valeurs qui tiennent profondément à cœur à tous les Canadiens. À une époque où le monde peut sembler divisé, des rassemblements comme celui-ci nous rappellent l’importance du respect mutuel, de la compréhension et de la collaboration pour le bien commun », a-t-il ajouté.

La sénatrice Marilou McPhedran a parlé des qualités qu’elle a observées dans la communauté bahá’íe tant au Canada qu’à l’international, et qui inspirent l’action dans un monde divisé. Parmi ces valeurs, on comptait une profonde préoccupation pour le bien-être de tous, une tendance à l’unification et un dévouement altruiste animé par des principes clairs, sans chercher à fournir des solutions instantanées. « Dans un esprit d’effort commun », elle a souligné, « les bahá’ís cherchent à collaborer avec les autres et à apprendre ensemble ».

La députée Elizabeth May a exprimé sa reconnaissance aux efforts interconfessionnels de la communauté bahá’íe sur la Colline du Parlement, notant que « les grands principes d’unité et de diversité sont indispensables dans un monde de plus en plus divisé, où l’on crie plus souvent qu’on n’écoute ».

Pendant la soirée, la prise de responsabilité individuelle pour faire face aux enjeux sociaux a aussi été évoquée. « Il devient de plus en plus important que des personnes de tous horizons, de toutes confessions et de toutes communautés s’unissent au nom de notre humanité commune. Nous avons besoin les uns des autres en ce moment même », a affirmé la députée Leah Gazan.

Sur ce thème, Ayafor Ayafor, membre du Corps continental de conseillers pour les Amériques, a évoqué des expériences de communautés du Canada, où des personnes travaillent ensemble vers un objectif commun, renforçant ainsi ainsi le sentiment d’appartenance. Parmi celles-ci se trouvaient les démarches entreprises par de jeunes gens et des familles à Toronto, Burnaby, Ottawa, Charlottetown, Montréal et Sudbury. Des personnes issues de milieux culturels et religieux variés s’inspirent des principes bahá’ís pour instaurer des milieux favorisant l’épanouissement des enfants, l’autonomisation des adolescents et l’entraide entre voisins dans un esprit de camaraderie et d’altruisme.

Après avoir mentionné les apports positifs de la communauté bahá’íe au Canada, la députée Judy Sgro (dont les propos ont été relayés par son assistant, puisqu’elle se trouvait en déplacement à ce moment-là) a tenu à rappeler aux participants les persécutions subies par les bahá’ís en Iran ainsi que les difficultés des réfugiés bahá’ís iraniens en Turquie. « Nous restons préoccupés par les problèmes persistants en matière de droits de l’homme auxquels est confrontée la communauté bahá’íe en Iran, notamment le recours à la détention, à l’intimidation et à la désinformation qui visent injustement une minorité religieuse pacifique. Ces difficultés et ces dures réalités font appel à la compassion et demandent l’attention de la communauté internationale. Nous reconnaissons également l’incertitude que vivent les réfugiés bahá’ís iraniens dans des pays tels que la Turquie, où beaucoup vivent pendant de longues périodes avec un statut juridique précaire et une sécurité limitée. Leur situation met en évidence l’impact humain du déplacement et l’importance des bons soins, de la dignité et de la protection. »

Dans son discours de conclusion, Karen McKye, secrétaire générale de l’Assemblée spirituelle nationale, a mis l’accent sur le fait que des réunions relativement petites, axées sur l’ouverture, la communication et le respect mutuel, peuvent contribuer à renforcer les liens qui sous-tendent la vie collective.