Un architecte canadien en vedette à un symposium sur l’architecture sacrée tenu à Yale

Les 26 et 27 octobre 2007, l’École d’architecture de l’Université Yale tenait un symposium intitulé Construire l’ineffable – l’architecture sacrée contemporaine. Fariborz Sahba, l’architecte canadien de la maison d’adoration bahá’íe en Inde et des terrasses du mausolée du Báb, à Haïfa en Israël était au nombre des conférenciers.Fariborz Sahba durant son allocution au symposium de Yale. En arrière plan on voit la maison d’adoration bahá’íe de l’Inde.

M. Sahba a prononcé un discours intitulé Foi et forme : espace contemporain de pèlerinage et de culte au cours duquel il a examiné en détail le processus par lequel il a conçu ces deux structures et il a discuté du concept d’espace sacré. Il a aussi parlé d’une cinquième dimension dans le domaine des arts à laquelle fait allusion la foi bahá’íe comme suit : « une relation et un lien inhérents et vitaux dans la réalité des choses [traduction] ». Selon M. Sahba, c’est ce rapport mystique qui définit la nature des espaces sacrés.

Deux autres architectes présents, soit Moshe Safdie et Emilie Townes, ont loué les bahá’ís pour l’importance qu’ils accordent à la beauté et à l’unité dans le développement d’espaces sacrés, qui sont simultanément élégants et accueillants pour les personnes appartenant à d’autres religions.

Au nombre des autres architectes invités à prononcer une allocution au symposium, il y avait Tadao Ando, Frank Gehry, Zaha Hadid, Stanley Tigerman, Rafael Moneo, et Richard Meier, qui sont tous bien connus pour avoir conçu des structures religieuses célèbres.

Les organisateurs du symposium visaient à établir un dialogue international et interconfessionnel entre architectes, sociologues, philosophes et théologiens leur donnant l’occasion de réfléchir à l’importante influence exercée par la religion sur la vie de la société contemporaine, aussi bien que sur la conception et la construction d’importants édifices religieux.

Le symposium était organisé conjointement par le Yale Institute of Sacred Music [l’Institut de musique sacrée de Yale] et la Yale Divinity School [le Séminaire de Yale]. Une compilation des articles présentés au cours du symposium sera publiée par l’Université Yale.