Un producteur canadien cherche à inciter le changement par ses films

De jour, Parvis Yazdani, un Canadien né en Iran et qui vit en Saskatchewan, est dentiste, mais après le travail, il est bien souvent occupé à communiquer avec ses partenaires un peu partout dans le monde au sujet de projets d’une grande portée. Depuis la formation de sa maison de production indépendante Xerxes Indie Films (XIF), M. Yazdani se sert de ce médium pour raconter des histoires qui méritent d’être entendues, pour rapprocher les gens les uns des autres et pour favoriser le changement social.

« Notre travail repose sur la collaboration », explique M. Yazdani, en soulignant les efforts concertés de son entreprise pour établir des partenariats avec des artistes autochtones et avec d’autres producteurs dans des pays en voie de développement.Parvis Yazdani, fondateur de Xerxes Indie Films [Photo © XIF]

Jusqu’à maintenant Xerxes Indie Films a collaboré à la production de trois films et deux autres projets sont à un stade préliminaire de production. Le film Alma Mater produit en Uruguay, en partenariat avec Austero Producciones, a gagné le prix Premio Casa de America pour films en voie de production, lors du festival de cinéma de San Sebastian en 2004. Et un des projets de M. Yazdani intitulé Cochochi, et dont l’histoire se passe en milieu rural mexicain, a récemment été retenu par les festivals de Venise et de Rio et, en 2007, a gagné le prix Découverte lors du Festival international du film de Toronto.

Pourquoi faire des films? « Parce qu’il existe peu de moyens plus efficaces pour communiquer des histoires aussi riches de manière aussi brève », explique M. Yazdani. Comme il est indiqué sur le site Web de l’entreprise, un des objectifs artistiques centraux de Xerxes Indie Films, est de mettre en valeur les questions et les histoires qui ont tendance à être ignorées par les médias nord-américains et occidentaux.

Au cours d’une entrevue, M. Yazdani faisait remarquer que l’approche cinématique la plus courante à Hollywood repose d’avantage sur les grands budgets que sur les idées, alors que « Xerxes essaie d’équilibrer les budgets d’une part et les idées d’autre part ». Il a expliqué qu’il faisait de grands efforts pour que XIF devienne financièrement viable et pour que ses films continuent à aborder des thèmes « profonds ».

M. Yazdani dit que même si ce n’est pas parce qu’il est bahá’í qu’il veut faire des films, quand vient le temps de choisir un projet, les principes de la foi bahá’íe influencent ses décisions et son approche de la production.

Xerxes Indie Films ne s’intéresse pas qu’à la production de films, puisque l’entreprise cherche aussi à appuyer le développement socio-économique de ses partenaires étrangers. M. Yazdani ne cherche pas simplement à diffuser des longs métrages, il désire aussi aider à développer les talents de nouveaux cinéastes et l’infrastructure cinématographique dans des régions éloignées.

« Nous désirons aider ces gens à raconter leur propre histoire », explique M. Yazdani, en parlant de l’orientation de son entreprise. XIF cherche en effet à mettre d’autres cultures en valeur, y compris les cultures autochtones.

Les films produits par XIF n’abordent pas de thèmes bahá’ís de manière explicite, mais ils mettent en valeur certains thèmes comme l’activisme, la responsabilité sociale, la quête de sens et d’une identité ou le désir de transformation, et, de cette manière, ils abordent de façon délibérée des sujets qui préoccupent ceux qui sont intéressés par les questions religieuses, ce que M. Yazdani décrit comme « une application pratique des principes spirituels ».

En fin de compte, selon M. Yazdani, l’équipe de XIF n’est pas intéressée « à assommer son public avec un message ». Elle cherche plutôt à poser des questions, à suggérer des solutions et surtout à aider les gens à voir le monde d’un point de vue nouveau. »

Si vous désirez en savoir d’avantage sur Xerxes Indie Films, et ses projets, visitez son site Web à l’adresse http://www.xerxesfilms.com/window.html.