Une conférence de personnes œuvrant auprès des jeunes a lieu pour réfléchir aux voies d’accès à l’emploi des jeunes

Une conférence de personnes œuvrant auprès des jeunes a lieu pour réfléchir aux voies d’accès à l’emploi des jeunes

Dans une société en mutation rapide, de nombreux jeunes ont du mal à faire leurs premiers pas sur le marché du travail. Dans une ville comme Toronto, les jeunes vulnérables font face à des défis supplémentaires en ce qui concerne les entrevues, les obstacles structurels et les attentes des milieux de travail.

Ces questions ont été discutées par une trentaine de participants lors d’une rencontre de la « Communauté de pratique » organisée par YouthRex (Youth Research and Evaluation Exchange) et le Bureau des affaires publiques de la Communauté bahá’íe du Canada. L’événement a eu lieu au Centre bahá’í de Toronto, le 28 mars 2019.

Il s’agissait de la première d’une série de discussions sur la relation entre les connaissances et la pratique dans le secteur des services à la jeunesse en Ontario.

« La communauté bahá’íe apprend à mettre en œuvre des programmes d’autonomisation des jeunes depuis un certain nombre d’années maintenant, et nous sommes impatients de discuter avec d’autres personnes des idées qui sous-tendent notre travail avec cette population », explique Ashraf Rushdy, un des organisateurs et coordonnateurs du projet au Bureau des affaires publiques.

La conférence a débuté par des allocutions d’ouverture prononcées par un certain nombre de conférenciers invités, présidées par Cyril Cromwell, gestionnaire de l’apprentissage et du développement chez YouthRex. Il a encouragé les participants à s’inspirer de leur expérience au sein de divers organismes pour identifier les obstacles à l’emploi des jeunes et la façon de les surmonter. M. Cromwell suggère d’examiner divers niveaux d’analyse, allant du rôle des structures aux organisations et aux communautés, en passant par les individus.

Letecia Rose, participante à la conférence et coordinatrice du partenariat avec MLSE Launchpad, a commenté : « Nous considérons parfois les obstacles comme un ensemble de problèmes auxquels nous devons faire face, mais structurellement, les jeunes font face à des obstacles systémiques. En tant qu’organisations, nous devons réfléchir à notre rôle [pour surmonter ces obstacles] non seulement par le biais d’un plus grand nombre de programmes, mais aussi [en demandant] si nous aidons les jeunes à trouver un emploi intéressant et si nous les aidons à s’y épanouir. Dans le microcontexte, nous devons aussi nous demander personnellement comment nous aidons les jeunes à avoir des objectifs et une vision de ce qu’ils veulent devenir. »

Un thème qui est ressorti tout au long de la conférence était le rôle important joué par le mentorat, l’accompagnement et le « parrainage » pour aider les jeunes à relever les défis de la poursuite des études, de la formation et de la création d’une trajectoire professionnelle significative. « Le mentorat est l’élément fondamental de l’obtention et du maintien de l’emploi chez les jeunes », a ajouté Rose.

Iren Kolterman, conseillère en emploi et conférencière à la conférence, a déclaré : « Ce concept d’accompagnement et de mentorat est si important… Une seule personne ne peut en aider une autre. Je suis ici parce que tant de gens m’ont aidé à venir ici… Le rôle que jouent les gens de première ligne n’est pas seulement de travailler avec nos clients, mais de travailler avec la collectivité pour renforcer la capacité de cette collectivité à offrir du soutien aux jeunes afin qu’ils puissent progresser. »

Ce scénario a été renforcé par l’expérience personnelle d’un autre conférencier, Chezlie Alexander, un responsable de la stratégie communautaire du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse de l’Ontario. Il parlait de certains aspects de sa propre vie, où il rencontrait des gens qui voyaient quelque chose en lui - une graine - et l’arrosaient. Le père de son meilleur ami lui a dit qu’il voyait en lui des talents et des capacités et il l’a encouragé à les développer.

« J’ai eu de la chance d’avoir des gens qui ont une mentalité de parrainage, et qui ont dit : je sais où cet enfant veut aller, et je peux l’aider à monter au prochain échelon. Alors j’ai eu de la chance, » a dit Alexander.

Il a fait remarquer que nous avons souvent une perspective » déficitaire « des jeunes, qui nous incite à nous concentrer sur ce qui ne va pas chez eux. Mais c’est une “mathématique inadéquate”, a-t-il dit. Nous avons besoin d’un autre cadre et d’une approche différente pour voir le potentiel des jeunes.

Cette conférence était la première d’une série de réunions d’une » communauté de pratique « visant à réunir des personnes qui travaillent dans le secteur jeunesse de l’Ontario pour avoir un échange sur leur expérience au service des jeunes. Pour plus d’informations, contactez publicaffairs@bahai.ca

Photos courtoisie de YouthREX.